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Bocchit Edmond : une diplomatie qui dégage une odeur de charogne qui fait fuir les vautours les plus basés.

Il est un fait historique important pour le pays d’apprecier. Toutes les constitutions haïtiennes, dépuis Toussaint en 1801, ont insisté sur la limitation de l’acquisition de la nationalité haïtienne ainsi que sur l’achat ou l’octroi de biens immobiliers et de terrains en Haïti par les non nationaux. Une chose est aussi certaine: nous avons besoin d’investissements étrangers, mais le pays doit démeurer haïtien. Il ne faut jamais oublier que fondateurs de la nation ont juré de ne plus voir le blanc revenir au pays en tant que maître ou propriétaire. Voilà que des conzés du plus haut rang se sont alignés avec les ennemis de la nation pour faire un don des ressources nationales aux multinationales. Soif de pouvoir, cupidité, mégalomanie, orgeuil humain et le mépris des valeurs nationales ont porté le danseur des boites de nuit à publier dans le Moniteur ce qu’il a fait arbitrairement.

La quête incessante, permanente et intransigeante de la totalité est en train de paraliser la jeunesse scholaire, penaliser les journaliers des factories ainsi que les petits marchands et pauperiser la classe moyenne. Il n’est pas à esperer que les gouvernements qui vont suivre seront un peu moins nocifs au pays quand on sait que la quête semble surgir d’un sens inné d’un besoin démésuré de pouvoir totalitaire. Cependant, il serait tout aussi bien suicidaire de plier l’echine devant une telle réalité. À chacun de faire de son mieux afin de combattre le totalitarisme.

« La visite est une mission d’enquête », a déclaré Edmond au Miami Herald. « Ils rencontreront toutes les parties prenantes concernées pour trouver le moyen de faciliter au mieux un dialogue entre Haïtiens. »

Le séjour, le mercredi 19 juin 2019, de la délégation de l’OEA, en Haïti, aurait été ordonné par l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique, Carlos Trujillo, et le secrétaire général de l’organisation hémisphérique, l’Uruguayen Luis Almagro, selon Ronald Sanders.

Cette visite est survenue, en réponse à une lettre d’invitation, datée du 14 juin 2019, du gouvernement d’Haïti, qui, de manière très inhabituelle, n’a pas été distribuée aux États membres de l’OEA comme c’est la norme, poursuit le diplomate Sanders.

Par conséquent, elle semble s’être déroulée, en dehors de l’autorité du Conseil permanent, organe chargé de l’élaboration et du contrôle des politiques entres les assemblées générales.

L’ambassadeur d’Antigua-Barbuda auprès des États-unienne d’Amérique suggère à l’OEA de promouvoir un changement systémique en Haïti et non un agenda externe.

Ronald Sanders invite l’Oea à s’attaquer à la situation en Haïti, non pas de manière ponctuelle, mais en utilisant ses capacités de rassemblement, en association avec des représentantes et représentants légitimes de la communauté haïtienne.

Cette démarche devrait également inclure les institutions de la communauté internationale à la mise en place d’un programme global de réforme dans la république caribéenne, notamment au niveau de ses systèmes politique, social et économique, suggère Sanders.

Si tôt finis, si tôt oubliés tant ils n’inscrivent pas assez leur action dans le long terme et dans la régularité des rencontres . Par ailleurs, il convient de se rappeler la pertinence de l’action internationale (comme de l’action nationale) peut se résumer autour de trois exigences : la norme, le juge pour sanctionner la violation éventuelle et le gendarme pour la faire appliquer en cas de mauvaise volonté. Or, par leur nature même, les résultats de ces sommets internationaux ne répondent à aucun de ces trois critères cumulatifs. Nous en restons donc à l’écume des jours, à une diplomatie incitative et non à une diplomatie prescriptive qui est la seule qui compte pour réguler la vie internationale. Cette diplomatie des rencontres tourne souvent au sommet de la diplomatie du bling-bling. En un mot, rien à voir avec l’authentique diplomatie qui est exigeante et inscrit son action dans le temps long et dans l’action concrète (règles, vérification, sanction) et non dans l’effet d’annonce.

« Puisque les mystères nous échappent, feignons d’en être les organisateurs » disait Jean Cocteau. Face à de graves problèmes structurels, rien ne sert d’utiliser des artifices de joueurs de bonneteau ! Cessons, une bonne fois pour toutes, d’envoyer des messages contradictoires qui brouillent l’essentiel. Le temps des hypocrisies diplomatiques est révolu. Il n’y a pas de faute plus grave que de travestir la réalité telle qu’elle est. Il va de soi que la diplomatie publique et médiatique du spectacle rose en Haiti est en voie de balkanisation, d’ubérisation atteint rapidement ses limites. 

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